TGIF : Thanks God It’s Friday

Je parle beaucoup de finances, de locaux et de banques dans les derniers billets. N’oublions pas l’objet social de mon entreprise : « faire découvrir à tous les gastronomes lyonnais, les plaisirs des bouchées vapeur », alors revenons au vif du sujet et parlons dim sum. Ou plutôt vu que c’est vendredi, une petite sélection de vidéo que je vous partage au gré de mes découvertes sur mon compte twitter.

Nouvelle édition – Canal Plus (à 8 minutes sur la vidéo)
Les dim sum vont-ils remplacer les sushis

 

Louis Vuitton City Guide

Hong Kong, dim sum

 

Tendance ô – France ô

La gastronomie chinoise à Paris

 

Magazine de la cuisine – Cuisine TV

Le nouvel an chinois

 

TerraFemina

Recette des Xiu Mai au porc 

Le timing parfait n’existe pas

C’est toujours anxieux que j’aborde les démarches administratives. Plus il y a d’interlocuteurs différents, plus la gestion du timing est compliquée. Certaines démarches vous demande certains papiers, et vous vous rendez compte que vous ne pourrez obtenir ces dits papiers auprès d’un autre interlocuteur qu’après avoir validé la démarche numéro une. C’est un véritable serpent qui se mord la queue.

Dans ma tête ça ressemblait grosso modo à ça :

  1. demande ACCRE et déblocage des indemnités ASSEDIC grâce à l’ARCE.
  2. signature d’un compromis avec le propriétaire d’un fond de commerce
  3. dossier de prêt d’honneur à taux zero dans le dispositif NACRE
  4. emprunt bancaire
  5. création de la société

Mais dans la réalité, l’ACCRE et donc l’ARCE se demandent en même temps que le dépot d’immatriculation de la société. C’est un peu fou, je dois créer une société sans être parfaitement sûr des sommes que j’investi au capital. Il est a noté que je ne suis pas obligé de déposer en banque la totalité des fonds mobilisés pour la formation du capital. Je dois déposer au minimum 20% et libérer le numéraire restant dans les 5 ans.

Pour le propriétaire d’un fond de commerce, la signature d’un compromis est un acte non dénué de sens : pendant la durée du compromis, de 2 à 3 mois, il ne peux vendre son bien à une autre personne. Une durée qui correspond tout juste aux délibérations des organismes bancaires dans l’attribution d’un prêt. A tel point que je me retrouve dans la situation où la propriétaire m’a fait comprendre que je devais aller au plus vite, sans assurance de compromis. Devant la rareté des fonds de commerces, je n’ai pas trop d’autre choix que de commencer mes démarches bancaires dès aujourd’hui, sans compromis.

Donc alors que je pensais chronologiquement effectuer tâches et démarches l’une après l’autre, je me retrouve dans un grand sac de noeuds où le plus simple est de lancer toutes les démarches en même temps. Mais ma motivation est plus que jamais au beau fixe, et je cherchais justement un peu d’action ces derniers temps. Pour preuve le week end dernier j’ai participé aux startups weekend Lyon, où j’ai rejoins l’équipe du laboratoire des toqués, un espace de coworking pour entrepreneurs en restauration.

Jeudi, j’ai également participé à une réunion d’information préalable à la demande de prêt d’honneur du dispositif NACRE auprès de la RDI. J’ai eu l’extreme surprise d’y rencontrer Connie et Laurent, tous les 2 entrepreneurs en restauration, merci à @camdess pour la mise en relation. Autour d’un café nous avons pû échanger nos parcours du combattant respectifs et ça m’a bien soulagé et destressé de pouvoir parler à des gens rencontrants la même muraille de paperasse que moi.

Rendez vous fixés avec 2 banques mercredi prochain, suit up !

 

Mad men

Récemment @AnneLaure2B et @Stun_ m’ont parlé de la série américaine Mad Men de AMC que je ne connaissais pas. Elle retrace les aventures d’un groupe de publicitaires dans le cadre historique fidèlement reconstitué des Etats Unis pendant les années 60. Par exemple le dernier détail qui m’a tué et m’a fait farfouiller Wikipedia c’est le système d’ouverture des canettes aluminium qui a évolué pendant cette décennie.

Autre point important pour moi, c’est qu’ils passent leur temps à boire des cocktails. Martini, Gibson, Old fashioned, Grasshopper, Mint Julep, Gimlet autant de références qui ancrent définitivement la série dans une ambiance retro des plus délicieuse. Je vais ouvertement m’en inspirer pour construire ma carte de cocktails. Je n’ai pas la prétention d’être un barman expérimenté comme ceux de l’Antiquaire, mais l’ajout de cocktails est définitivement la touche qu’il me faut pour moi aussi vous transporter dans les années 60.

La galerie de personnage est également surprenante et me parle particulièrement, tant chacun à un rôle spécifique au sein de l’agence. Je me retrouve un peu dans chacun d’eux, tant la diversité des activités que j’exerce actuellement est large. Et c’est vraiment pour celà que j’ai fait le choix il y a 3 mois de changer de profession.

Don Draper, le créatif.
Elaborer un concept percutant demande beaucoup d’empathie et de sensibilité. J’ai eu ma première réunion de travail avec mon graphiste en charge de l’identité visuelle et l’architecte d’intérieur vendredi dernier au Gonzo. Le Hong Kong des années 60, c’est tellement peu connu et spécifique que cette réunion de debrousaillage était nécessaire. J’ai décidé de faire appel à des professionnels malgré un budget serré car je ne peux faire d’erreurs qui me couteraient encore plus cher, notamment lors de la maîtrise d’ouvrage.

Ce sont ces créatifs  que j’ai sélectionné qui vont réellement apporter le détail qui tue et je leur fait dorénavant entièrement confiance.

Pete Campbell, l’account manager.
C’est la personne en charge du rapport à la clientèle. Celui qui décroche de nouveaux contrats et entretien une relation proche et à l’écoute des moindres désirs des comptes de son portefeuille.

En tant qu’ancien développeur informatique, geek à tendance nerd, les échanges sociaux n’étaient pas vraiment mon fort. Maintenant j’apprend à expliquer, convaincre et séduire auprès de mes investisseurs et prochainement aux banquiers. Pitcher mon projet, recevoir des retours et échanger de façon plus globale sur les attentes des clients. J’aime particulièrement cette partie du travail. Quand vous passerez prendre un verre au Yumcha, n’hésitez pas à me faire vos propres retours, je serais toujours à l’écoute.

Lane Pryce, le financier.
La personne qui compte chaque centime dépensé. Loin de la fantaisie créative et du social de l’account management, le coté financier est vraiment la partie submergé de l’iceberg. Ce qui fait vraiment tourner la boite, loin des feux des projecteurs. C’est en ayant une gestion anticipative et saine, que j’arriverais à mes objectifs. Je suis pour l’instant rassuré sur les premiers chiffres que j’avaient imaginé il y a 3 mois. Les sommes de financement initiales sont respectées et chaque professionnel contacté me valide la faisabilité. Une fois bouclé, je ne vois aucune objection à publier ici même mes plans de financement et prévisionnels pour vous donner un aperçu de ce que ça coute de monter un restaurant à thème en 2012 à Lyon.

Au fait j’ai enfin fini les négociations pour un local. Je vous en dirais plus une fois le compromis signé. Là, je me met en chasse d’un notaire qui ne demandera pas de commission exorbitante. Faut vraiment être un Mad Men pour se lancer dans une tel aventure, mais qu’est ce que c’est passionnant !

 

Previously…

Plus d’un mois que j’ai arrêté le développement informatique, mon dernier boulot, et le temps prend une autre signification pour moi. Inscrit au pôle emploi, je n’ai pas encore eu le montant officiel de l’indemnisation ASSEDIC, et pourtant je sais que le temps joue un peu contre moi. Plus je tarde à signer un local et démarrer mon activité et plus je piocherai dans mes réserves personnelles qui sont là pour financer mon apport personnel.

J’ai décidé au final de confier la réalisation de l’identité visuelle à un graphiste pro avec qui j’ai déjà travaillé sur un autre projet. Il saura à coup sur cristalliser toutes mes attentes, mais ça en fait ma première facture, alors que je n’ai pas encore créé la société. J’attendais de trouver le local, faire mon emprunt à la banque avant de monter la structure. Ce ne sont que des tracasseries d’écritures comptables, mais les avances que je paye de ma poche aujourd’hui doivent être intégrées au plan de financement. Par ailleurs, il faut également que je contact un avocat et/ou un comptable. Je suis aussi en contact avec une architecte d’intérieur.

C’est passionnant de rencontrer toutes ces personnes, échanger sur mon projet et avoir leur retours dessus. Je rencontre également fréquemment des propriétaires de bar et restaurants que j’ai dans mes connaissances, et toutes expériences et conseils de ces personnes sont bons à prendre.

Mais à force de parler de mon projet, ici, sur twitter, lors des échanges avec mes amis et professionnels, une seule question reviens tout le temps : « Alors, c’est pour quand? ». Je suis le premier frustré que tout ne se débloque pas d’un coup de claquement de doigts, et je fais le maximum de mon coté pour aller le plus vite possible. Mais la contrainte numéro 1, c’est le local commercial, je suis en négociation avec un propriétaire, et je ne sais pas combien de temps ça va prendre. J’ai presque envie de surpayer son fond de commerce tellement j’ai envie de passer à une autre étape du projet, mais ce geste serra difficile à justifier auprès de mes associés et la banque. C’est une partie de poker où il ne faut pas que je fasse All in et où il faut que j’use consciencieusement de chaque jeton dont je dispose, je ne peux pas me permettre de flamber.

Atelier Ha Kao

J’ai vu ma mère confectionner des dim sum des centaines de fois. Aujourd’hui, alors qu’elle a rangé son tablier depuis des années, je lui ai demandé de me révéler ses techniques. Ce n’est pas moi qui ferais la cuisine au Yumcha, on ne peut pas être en salle et au fourneau, mais j’ai quand même voulu apprécier la complexité de la tâche.

Les Ha kao, ce sont de délicieuses bouchées, avec une pâte transparente laissant entrapercevoir de craquants morceaux de crevettes. Selon ma mère, ce sont les dim sum les plus difficiles à réaliser en raison de la pâte. Composée de farine de froment et de fécule de pomme de terre, elle se doit d’être pétrie avec de l’eau chaude afin de s’assurer d’une demi cuisson, la rendant plus élastique au travail. Sans ça impossible d’exécuter un pliage correct. La farce quant à elle est composée de crevettes et de  pousses de bambous.

Il m’a bien fallu en faire une dizaine avant d’obtenir une forme esthétique, et pour la rapidité c’est pas encore ça, mais j’ai vraiment apprécié cet après midi avec ma mère. Passer du temps en cuisine avec elle, j’aurais pas pensé le faire un jour. Les photos que j’ai prise avec l’iphone sont vraiment pas réussies donc je m’abstiendrais d’en poster ici.

J’en profite également pour vous parler du projet de ma soeur, qui elle n’hésite pas depuis des années a récupérer le savoir culinaire familial : d’Asie ou d’Ailleurs. Elle a animé un atelier samedi dont vous pouvez voir le très bon compte rendu de Marie ici, qui elle fait de très belles photos.

 Je rajoute une photo des Ma Lai Ko, trop kawaï, préparés récemment par ma soeur dont vous pourrez trouver la recette familial sur son blog. C’est un dessert que je veux mettre à la carte, mais bon sans les Hello Kitty :D

Rendez vous à la CCI et réunion d’information

Signer le solde de tout compte avec mon ancien employeur, rendez-vous au Pôle Emploi pris pour lundi, et me rendre à la CCI hier, voilà 3 étapes que j’avais noté en premières démarches administratives. La chambre du commerce et de l’industrie, c’est ce grand bâtiment place de la bourse. Tous les lyonnais sont passés devant au moins une fois dans leur vie.

Pas besoin de prendre rendez vous pour les premières étapes, l’espace entreprendre est ouvert tous les matins. Cette visite m’a permis de parler à 2 interlocuteurs, et de valider les informations que j’avais déjà récolté par moi même sur le net, c’est rassurant, comme quoi le site de l’APCE est vraiment très bien fait. On m’a inscrit à une réunion d’information, « 10 points pour entreprendre », où je me suis rendu ce matin. Là aussi, le discours et les termes m’ont paru familier, j’ai eu l’impression d’avoir bien fait mes devoirs. Je tiens à préciser que le conférencier, dont je ne me souviens hélas pas du nom, a fait passer cette demi journée et le jargon technique comme par enchantement, je ne me suis pas du tout ennuyé, son humour et sa clarté ont agi comme un charme.

Le seul petit reproche que j’émettrais c’est qu’on était vraiment nombreux, du coup pas eu beaucoup de temps pour échanger avec les animateurs. Mais pour un service totalement gratuit, on va pas faire la fine bouche non plus ! Je recommande à tout les créateurs de ne pas hésiter à franchir la porte de la CCI, surtout ceux qui ne sont pas à l’aise avec Google, il n’y a pas que le net finalement qui a réponses à vos questions !

photos de Hong Kong & Macau

Si vous n’aviez pas compris je suis un amoureux de Hong Kong. Tout en regardant Sparrow sur Arte, je n’ai pu m’empecher d’aller refaire un tour sur mon flickr pour y travailler quelques photos que j’avais prises. Alors oui c’est facile d’appliquer un filtre cross processing et de se prendre pour un photographe mais j’aime bien les résultats.

Je pense en imprimer certaines sur toile pour décorer un coin du resto.

Adopter un concept étranger

Tous les mardis l’Atelier des Médias, le premier espace de co-working lyonnais, organise un co-lunching où je me rends de temps en temps. En discutant avec Pascale Lagahe (@plagahe), responsable de l’atelier, organisatrice des Startup Weekends, et beaucoup d’autres choses, elle m’a appris que l’un de ses amis avait un projet similaire au mien sur le thème du tex-mex.

Je ne vais peut être pas vous apprendre grand chose, mais mon projet comme le sien ne sont pas nouveaux, ils sont adaptés de concepts qui ont fait leurs preuves à l’étranger. Comme le précise l’APCE : « De nos jours, il est difficile d’inventer un nouveau concept. Comment innover quand tout ou presque existe déjà ? ». Les gens cherchent souvent L’IDEE, le concept parfait sans jamais la trouver et donc se lancer. Il est beaucoup plus facile d’importer un concept étranger et de l’adapter au territoire. Starbucks existe depuis 1971 aux Etats-Unis et n’a débarqué qu’en 2004 à Paris et 2007 à Lyon. De façon similaire, Subway créé en 1965, a attendu 2001 pour s’implanter en France. Il existe des centaines de concepts encore inexploités en France. Celui des tex-mex c’est Chipotle. Celui du Mendo c’est le Wagamama. Et pour les dim sum, même s’ils existent depuis la route de la soie, une marque s’est imposée en Angleterre, Ping-Pong.

Alors si vous aussi vous souhaitez vous lancer mais que vous êtes toujours à la recherche de L’IDEE, un petit voyage en dehors de nos frontières pourrait bien vous faire ouvrir les yeux.

Livre : dim sum comme à Hong Kong

En flânant dans une librairie, je me suis tout à coup demandé : « Tiens, est ce que les dim sum sont déjà assez connus pour avoir leur propre livre de cuisine? ». Direction le rayonnage culinaire et là je tombe pile sur ce que je cherchais : un petit livre entièrement consacré  à ces raviolis et bouchées vapeur.

dim sum comme à Hong Kong

En fait la parution de ce livre n’est pas un hasard, son auteur n’est autre que le chef du restaurant Yoom à Paris, Mikaël Petrossian que j’avais déjà évoqué. Le livre de 70 pages propose une sélection de 28 recettes, traditionnelles et  ré-inventées de ces bouchées hongkongaises, agrémentées de très belles photographies d’Edouard Pecheteau.

Ce livre s’inscrit bel et bien dans un effort marketing de la part des patrons du Yoom visant à faire re-découvrir et démocratiser les dim sum.

Fond de commerce ou local vide?

Cela fait une semaine que je ne travaille plus dans mon ancienne boite, mais je n’ai pas chomé pour autant. Je viens aujourd’hui de visiter mon 4e local et j’entreprend les démarches pour celui ci. A la première question que je me suis posé du meilleur quartier pour mon activité, je penche maintenant sérieusement pour le 7e arrondissement, et plus précisément la Guillotière.

J’en ai discuté à de nombreuses reprises avec des amis, des connaissances, et même l’adjoint au maire chargé du développement économique, Romain Blachier. Le 7e arrondissement est déjà bien ancré dans la vie des lyonnais et a besoin de l’implantation de nouvelles enseignes dynamiques pour devenir un quartier encore plus attractif. Le Gonzo bar est le dernier lieu qui fait parler de lui sur twitter, le Mondrian, avec sa superbe terrasse l’été, est déjà bien connu des étudiants, et le Oto Oto a déjà apporté une touche de raffinement à la cuisine asiatique du quartier.

Les 3 premiers locaux que j’ai visité, dans le 1er et 7e arrondissements, étaient des fonds de commerce à reprendre, c’est à dire des restaurants déjà existant qui vendent leur droit de bail, clientèle, aménagement et matériel tout ensemble, pour un prix du simple au double selon le succès actuel du commerce. Hors lorsque l’on monte son affaire, on a envie qu’elle soit à notre image. C’est pourquoi ce 4e local, a aménager complètement me correspond plus, je pourrais lui donner le style que je souhaite. Vu qu’il n’y a pas de fond de commerce à reprendre, je pourrais consacrer plus d’argent aux travaux et à l’équipement spécifique.

Le gros point qu’il faut régler maintenant, c’est est-ce que la copropriété acceptera de voir un restaurant emménager en bas de chez eux? Car même ci les propriétaires sont d’accords, c’est tous les co-propriétaires de l’immeuble qui doivent donner leurs avis favorables. Croisez les doigts pour moi !